Déclaration du PARC suite à l'accord de Brazzaville

Publié le par François Mbolidi

Déclaration du PARC suite à l'accord de Brazzaville

DÉCLARATION DU PARC SUITE A L'ACCORD DE BRAZZAVILLE

Notre pays le Centrafrique est plongé depuis plusieurs mois dans une spirale de violence et de chaos sans précédent. Cette descente aux enfers a entraîné la mort de milliers de personnes, la désolation par la destruction et vol des biens de citoyens, l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat, sans perdre de vue les viols, les enlèvements, l’enrôlement des enfants soldats et autres traumatismes psychologiques. Ce chaos est la résultante d’une mauvaise gouvernance plusieurs décennies durant.

La communauté internationale, dans sa quête de solution durable à cette crise récurrente, s'est une fois de plus penchée sur la question. Ainsi, les Chefs d'Etats de la CEEAC, réunis en marge du 23ème sommet de l'UA à Malabo, ont décidé de la tenue d'un forum de réconciliation inter-centrafricain. Le cadre retenu est Brazzaville, capitale de la République sœur du Congo.

Le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC), dans la recherche d'une solution pouvant mettre fin, de façon définitive à la souffrance des populations, a participé à toutes les réunions préparatoires aux assises de Brazzaville. A cet effet, le PARC avait exprimé quelques inquiétudes sur le libellé de l’agenda du forum. Selon le secrétariat général de la CEEAC, l'objectif visé était "d'assister les centrafricains dans un premier temps à convenir d'un accord de cessation de toute forme d’hostilité et de gestion consensuelle de la transition". Ces inquiétudes, largement partagées par la communauté nationale, justifiaient la position du PARC. En effet, ses représentants s'étaient abstenus de se rendre à Brazzaville.

Au lendemain de ces assises de réconciliation, le PARC prend acte de l’accord en 10 points, de cessation des hostilités, signé par les différents belligérants. Le PARC tient à apprécier, toute proportion gardée, les efforts consentis par la CEEAC, l’UA, le Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine, les Nations Unies et toute la communauté internationale en faveur d’un retour à la paix et à la sécurité en Centrafrique. Le PARC salue particulièrement les initiatives du Médiateur International sur la crise centrafricaine, le Président Congolais Denis SASSOU NGUESSO, et mesure à sa juste valeur la pondération de son investissement personnel dans l’organisation de ce forum.

Le PARC exprime sa satisfaction quant au menu effectif à l'ordre du jour de ce forum. Les organisateurs ont semblé avoir tenu compte du message symbolique adressé par les populations centrafricaines dans leur grande majorité. Lequel message justifiait la position du PARC.

En conséquence :

  1. Le PARC approuve le principe d’entreprendre une réconciliation nationale, dans la mesure où celle-ci interviendrait en dernier ressort. Le PARC considère que ce processus ne doit en aucun cas être dissocié de l'exercice du droit. Il doit inclure, en terre centrafricaine, tous les auteurs et les victimes des atrocités ainsi que les principaux acteurs de la vie nationale.
  2. Le PARC adhère sans réserve à toute initiative, en faveur de cessation des hostilités qui concerne non seulement l’arrêt immédiat des exactions contre les populations civiles, des combats entre belligérants, mais aussi la fin de toutes les campagnes de haine et violence.
  3. S'agissant du désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), le PARC exhorte les parties prenantes à poursuivre sans délai, le dialogue en vue de la réussite de ce programme. Il est dans l'intérêt des groupes armés de se montrer coopératifs, au regard de la résolution 2121 du Conseil des Nations Unis.
  4. Le PARC dénonce et condamne avec fermeté les velléités sécessionnistes de certains belligérants. A l'heure où les centrafricains, quels qu'ils soient, du nord, du sud, de l’est, de l’ouest, du centre, sans distinction d’ethnie ni de confession religieuse, n'aspirent qu'à une chose, la paix, toute ambition séparatiste est à bannir.

A l'instar des forces vives de la nation et de la communauté internationale, le PARC reste à jamais disposé à apporter sa contribution pour une transition réussie et un retour de la paix et la cohésion sociale.

Fait à Bangui, le 25/07/2014

Le Secrétaire Général du PARC

Crépin Aristide FOUKPIO

Publié dans Communiqué de presse